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Vaccins recommandés

Des vaccins existent contre diverses maladies graves telles que la bronchiolite à VRS, le papillomavirus, la tuberculose, l'hépatite A... S’ils ne sont pas obligatoires, ils restent la meilleure façon d’éviter ces maladies et de protéger les personnes fragiles (nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées…).

Médecin et enfant
Médecin et enfant

La vaccination contre le Rotavirus, responsable de gastroentérite

Ce vaccin est recommandé chez l’ensemble des nourrissons âgés de 6 semaines à 6 mois. Elle est possible par l'un des deux vaccins disponibles en France. Il s’agit de vaccins oraux, « à boire », et donc, aucune injection n’est nécessaire.

La vaccination a lieu selon un schéma vaccinal :

  • à deux doses (à 2 et 3 mois de vie) pour le vaccin monovalent (Rotarix®), à réaliser avant 6 mois

  • et à trois doses (à 2,3 et 4 mois de vie) pour le vaccin pentavalent (RotaTeq®), à réaliser avant 8 mois
     

Ce vaccin est un vaccin vivant atténué et est contre indiqué en cas de déficit immunitaire.
 

Le vaccin protège uniquement contre le rotavirus, responsable de la majorité des gastro-entérites du nourrisson. Cependant, même vacciné, votre enfant peut contracter une gastroentérite due à un autre virus.

L'administration de ces vaccins est responsable d'un risque augmenté d'invagination intestinale aiguë (retournement de l'intestin grêle sur lui-même), qui est estimé jusqu'à 6 cas pour 100 000 enfants dans les sept jours suivant la vaccination
.

Si votre enfant a été vacciné par l'un de ces 2 vaccins, surveillez-le pendant une semaine et consultez immédiatement si des pleurs répétés et inhabituels, un refus du biberon, des vomissements, du sang dans les selles, des ballonnements abdominaux ou une fièvre élevée surviennent chez votre nourrisson. Diagnostiquée grâce à l'échographie et prise en charge rapidement, l'invagination intestinale aiguë se traite facilement.
 

Ce vaccin (Rotarix® ou RotaTeq®), qui peut être donné en même temps que les autres vaccins du calendrier vaccinal, est désormais remboursé à 65 % par l'Assurance Maladie. Les organismes complémentaires interviennent habituellement pour compléter le remboursement

Protection contre les bronchiolites à VRS

- Abrysvo® :

Pour protéger les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 6 mois de la bronchiolite, la vaccination contre le VRS avec le vaccin Abrysvo® est recommandée chez la femme enceinte entre la 32e et la 36e semaine avant le début de la période épidémique et jusqu'à sa fin.

Abrysvo® est remboursé à 100 % dans le cadre de l’assurance maternité (pour les femmes enceintes uniquement entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées selon les recommandations en vigueur de la HAS datant du 6 juin 2024.

 

- Beyfortus® :

Si le vaccin n’a pas pu être réalisé au cours de la grossesse, la prévention de la bronchiolite peut être réalisée pour le nourrisson par une injection de nirsévimab (Beyfortus®).

Il s’agit d’un anticorps monoclonal qui empêche le virus respiratoire syncytial (VRS), à l’origine de 80 % des bronchiolites, d’infecter l’organisme des nouveau-nés et nourrissons.

Il est administré en une fois sous forme de piqûre. Il protège les nouveau-nés et les nourrissons en quelques jours après l’injection et pendant au moins 5 mois.

Il peut être proposé à :

  • Tous les enfants nés entre février et août de l’année en cours, lors d’une visite de suivi. Il peut être réalisé en même temps que les vaccinations obligatoires.

  • Tous les nouveau-nés, nés entre le lundi 1er septembre de l’année en cours et la fin de la campagne d'immunisation annuelle au début de l’année suivante. Cette injection peut être réalisée avant leur sortie de la maternité ou en cabinet libéral, consultation PMI ou par la sage-femme.

Si la mère de l'enfant a été vaccinée pendant la grossesse, la prévention chez le nouveau-né ou le nourrisson par Beyfortus® est inutile car il est déjà immunisé (par les anticorps transmis par sa maman).

À la maternité, Beyfortus® est pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie.
En ville, Beyfortus® est remboursé par l’Assurance Maladie à hauteur de 30 %. Les organismes complémentaires interviennent habituellement pour compléter le remboursement.

Le médecin examine le bébé

Le vaccin contre le Papillomavirus

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) permet de prévenir les infections par les papillomavirus les plus fréquents, responsables, chez la femme, de 70 à 90 % des cancers du col de l’utérus. L’infection par un papillomavirus (HPV) est responsable de plusieurs cancers.

La vaccination renforce les mesures de prévention du cancer du col de l'utérus, mais ne se substitue pas aux mesures de prévention (dépistage des lésions du col par le frottis ou test HPV). En effet, la vaccination ne protège ni contre tous les cancers du col de l’utérus ni contre toutes les lésions précancéreuses. Donc, même vaccinées, les femmes doivent bénéficier du dépistage en réalisant un frottis du col de l'utérus ou d'un test HPV selon les recommandations en vigueur.

Le vaccin est recommandé pour toutes les jeunes filles et également tous les garçons âgés de 11 à 14 ans révolus. Le vaccin est d'autant plus efficace que les jeunes filles et les jeunes garçons n'ont pas encore été exposés au risque d'infection par le HPV.

En rattrapage, le vaccin par Gardasil 9 ®est recommandé pour les personnes des deux sexes de 15 à 26 ans révolus non encore vaccinées.

Il existe 2 vaccins :

  • un vaccin bivalent (qui protège contre les virus de types 16,18) : Cervarix® ;

  • un vaccin nonavalent (qui protège en plus contre les virus de type 31, 33, 45, 52 et 58) : Gardasil 9®.
     

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande que toute nouvelle vaccination soit initiée avec le vaccin Gardasil® 9 pour les personnes non antérieurement vaccinées. Ce vaccin protège contre les infections dues aux HPV de type 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58, qui sont en cause dans 90 % des cancers du col de l'utérus, 80 % des cancers de l’anus et 90 % des verrues anogénitales (condylomes).
 

Le schéma vaccinal pour le Gardasil 9® est adapté à la personne concernée :

  • Pour les jeunes filles et garçons âgés de 11 à 14 ans révolus, la vaccination se déroule en 2 injections espacées de 6 à 13 mois ;

  • Pour les filles et garçons âgés de 15 à 26 ans révolus, 3 injections sont nécessaires. La 2e injection a lieu 2 mois après la 1re et la 3e est faite 6 mois après la 1re
     

Après la vaccination, les effets indésirables sont peu fréquents :

  • Réactions locales (douleur au point d’injection, rougeur)

  • maux de tête,

  • fatigue,

  • nausées

  • malaise post-vaccinal voire perte de connaissance brève.

Ces symptômes, bien connus, surviennent généralement peu de temps après la vaccination et disparaissent rapidement. Il est important que l'adolescent soit surveillé pendant 15 minutes en post‑vaccination et que les chutes soient prévenues en cas de malaise post-vaccinal.
 

Le vaccin contre l'infection à papillomavirus humain (HPV) fait partie des vaccins pris en charge par l'Assurance Maladie. Il est, à ce titre, remboursé, sur prescription médicale, à 65 %. Les organismes complémentaires interviennent habituellement pour compléter le remboursement.

Le vaccin contre la varicelle

La varicelle est une maladie virale, provoquée par le virus de la varicelle-zona.

Elle se transmet de personne à personne, et est très contagieuse. La varicelle s’attrape le plus souvent durant l’enfance. Elle se manifeste par de la fièvre, de la fatigue, et des boutons qui débutent sous forme de taches rouges et qui démangent. Puis les boutons deviennent des vésicules qui finissent par se dessécher en formant des croûtes et en laissant parfois des cicatrices.

La varicelle de l’enfant est une maladie désagréable, mais généralement bénigne. Le risque de complications est beaucoup plus élevé si la varicelle est attrapée à l’âge adulte.

Les complications sont des infections bactériennes de la peau, des pneumonies, des méningites et des encéphalites (inflammation du cerveau) qui peuvent être graves, voire mortelles. Si l’on considère 100 000 malades, 2 enfants mourront des complications liées à la varicelle, le nombre de décès s’élevant à 30 lorsque les malades ont plus de 16 ans.

La persistance du virus dans le corps peut aussi entraîner l‘apparition d‘un zona, souvent des années plus tard.

Enfin, la varicelle représente un risque très important pour les femmes enceintes (pneumonie grave, malformation du fœtus), les nouveau-nés et certains malades dont le système immunitaire est affaibli.

Comme les virus restent à vie dans l'organisme, le zona, souvent très douloureux, peut apparaître après des années, voire des décennies.

Il est possible de se protéger de la varicelle grâce à un vaccin.

Ce vaccin est un vaccin vivant atténué qui permet d’induire de bonnes défenses immunitaires sans provoquer la maladie.

La vaccination nécessite 2 doses avec un intervalle minimum d’un mois.

 

En France, la vaccination est officiellement recommandée qu’à partir de l’âge de 11 à 12 ans chez les patients qui n’ont pas encore fait la maladie et pour l’entourage de personnes immunodéprimées. InfoVac-France le conseille pour tous les enfants dès l’âge d’un an.

Cette vaccination est déjà recommandée à une cinquantaine de pays dont les USA, le Canada, l’Australie, l’Allemagne, Israël, la Grande-Bretagne, la Suisse, l’Italie, l’Espagne….


Ces recommandations ne reposent pas sur une augmentation récente des risques de varicelles compliquées chez l’enfant, mais sur :

  • l’absence d’augmentation du risque de varicelle ou de zona chez les adultes suite à la vaccination des enfants et donc à la diminution de la circulation virale

  • la possibilité́ de réduire le fardeau des varicelles compliquées chez les enfants/adultes vulnérables ne pouvant pas être vaccinés

  • la grande probabilité d’une diminution (à moyen-long terme) de l’incidence de zona chez les vaccinés (risque de zona post-vaccinal minime)

  • la diminution du coût sociétal de la varicelle (absences parentales, prise en charge des épidémies dans les structures d’accueil, etc.)

  • la diminution du risque accru d’infections graves à Streptocoque du groupe A favorisées par la varicelle

  • l’existence de vaccins combinés ROR-V durablement efficaces après 2 doses

 

En France, il existe ce jour 2 vaccins contre la varicelle :

  • Varivax®

  • Varilrix®

Il existe également dans les autres pays un vaccin combiné ROR-Varicelle, ce qui permettrait de ne réaliser qu’une seule injection à 12 mois et 16-18 mois.

Les vaccins contre la varicelle protègent à 92% contre la varicelle et à 98% contre les formes graves ou compliquées.

La protection conférée se rapproche de la maladie naturelle (au moins 5% de la population fait 2 varicelles au cours de la vie). Ainsi, la plupart des personnes vaccinées ne développeront pas la varicelle. Les autres auront une varicelle atténuée : elles auront moins de fièvre, moins de boutons et guériront plus rapidement que si elles n’avaient pas été vaccinées.

La vaccination nécessite 2 doses de vaccin à au moins 4 semaines d’intervalle.
Le vaccin contre la varicelle peut être administré en même temps que d’autres vaccins.

La vaccination est prise en charge à 65% pour les adolescents de 12 à 18 ans n’ayant jamais eu de varicelle, les enfants qui sont candidats à une greffe d'organe solide.
La vaccination de l’enfant de plus de 12 mois n’étant pas encore recommandée par la HAS, cette indication ne donne pas accès à une prise en charge de la sécurité sociale. Cependant, certains organismes complémentaires interviennent pour le remboursement de ce vaccin, même hors recommandation.

Médecin examinant un enfant

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